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Vendre

Calculer l’impôt sur la plus-value immobilière

Revendre un logement qui n’est pas votre résidence principale, c’est payer un impôt sur la différence entre le prix de vente et le prix d’achat. Mais pas sur toute la différence : les frais, les travaux et surtout la durée de détention la réduisent, parfois jusqu’à zéro. Cet outil fait le calcul complet et montre l’impôt selon l’année de revente.

Gratuit. Le compte sert à protéger nos données, pas à vous facturer.

En bref

  • La plus-value imposable est le prix de revente, diminué des frais de vente, moins le prix d’achat augmenté des frais d’acquisition et des travaux.
  • Elle supporte 19 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % avant abattements.
  • Un abattement pour durée de détention s’applique à partir de la sixième année : l’impôt sur le revenu disparaît après 22 ans, les prélèvements sociaux après 30 ans.
  • La vente de la résidence principale est exonérée : cet outil concerne les résidences secondaires et les investissements locatifs.
Ce que fait l’outil

Quatre choses, précisément

L’impôt exact de votre vente

Plus-value brute, impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et surtaxe éventuelle, chacun sur sa propre base, avec le montant qui vous reste une fois l’impôt payé.

Le bon moment pour revendre

Une courbe montre l’impôt total selon l’année de revente. Vous voyez ce que vous coûte une vente cette année plutôt que dans deux ou trois ans.

Les forfaits frais et travaux

Sans justificatif, l’administration accepte 7,5 % du prix d’achat pour les frais d’acquisition et, après cinq ans de détention, 15 % pour les travaux. L’outil compare avec vos montants réels.

La surtaxe des grosses plus-values

Au-delà de 50 000 € de plus-value imposable, une taxe de 2 à 6 % s’ajoute. Elle est calculée avec son barème lissé, sans l’effet de seuil qu’un calcul approximatif produit.

Comment ça marche

  1. Le prix d’achat et la durée Le prix payé et le nombre d’années de détention, qui fixe les abattements.
  2. Les frais et les travaux Vos montants réels, ou les forfaits de 7,5 % et de 15 % que l’administration accepte sans justificatif.
  3. Le prix de revente Le prix espéré, diminué des frais de vente restant à votre charge, comme les diagnostics.
  4. La lecture La plus-value brute, les deux abattements, l’impôt, les prélèvements sociaux, la surtaxe éventuelle, et la courbe selon l’année de revente.

Un exemple chiffré

Un appartement acheté 180 000 €, revendu 260 000 € douze ans plus tard

Frais d’acquisition (forfait de 7,5 %) 13 500 €
Travaux (forfait de 15 %) 27 000 €
Plus-value brute 39 500 €
Abattement après 12 ans 42 % pour l’impôt, 11,55 % pour les prélèvements
Impôt sur le revenu (19 %) 4 353 €
Prélèvements sociaux (17,2 %) 6 009 €
Total à payer 10 362 €

80 000 € d’écart entre l’achat et la revente, mais 39 500 € de plus-value imposable grâce aux deux forfaits, et 10 362 € d’impôt. Revendu après 22 ans, le même bien ne paierait plus que les prélèvements sociaux, 4 892 €, et plus rien après 30 ans.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande le plus

On part du prix de revente, diminué des frais de vente à votre charge. On en retire le prix d’achat, augmenté des frais d’acquisition (réels ou forfait de 7,5 %) et des travaux (réels, ou forfait de 15 % après cinq ans de détention). Le résultat est la plus-value brute, sur laquelle s’appliquent ensuite les abattements pour durée de détention.

Pour l’impôt sur le revenu, l’abattement est de 6 % par an de la sixième à la vingt-et-unième année, puis de 4 % la vingt-deuxième : l’exonération est totale après 22 ans. Pour les prélèvements sociaux, l’abattement progresse plus lentement et l’exonération n’est totale qu’après 30 ans de détention.

Non. La plus-value réalisée sur la résidence principale au jour de la vente est exonérée, quelle que soit la durée de détention. L’impôt concerne les résidences secondaires, les logements loués et les terrains. D’autres cas d’exonération existent sous conditions : votre notaire les vérifie avant la vente.

C’est le notaire qui calcule l’impôt, le déclare et le verse à l’administration le jour de la vente, en le prélevant sur le prix. Vous n’avez pas de paiement séparé à faire plus tard. D’où l’intérêt de le chiffrer avant de fixer votre prix, puisque c’est le montant net qui arrive sur votre compte.

Quand la plus-value imposable à l’impôt sur le revenu dépasse 50 000 €, une taxe supplémentaire s’ajoute, de 2 % à 6 % selon le montant, avec un lissage à l’entrée de chaque tranche. Elle ne concerne pas les terrains à bâtir. Le calculateur l’applique automatiquement lorsque votre plus-value la déclenche.

D’où viennent les chiffres

  • Code général des impôts, articles 150 U à 150 VH (plus-values immobilières des particuliers).
  • Code général des impôts, article 1609 nonies G (taxe sur les plus-values immobilières élevées).
Sans carte bancaire

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